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Violences sexistes et sexuelles dans la recherche : l’Académie des sciences s’engage

08/10/26 |  ,

Violences sexistes et sexuelles dans la recherche : l'Académie des sciences s'engage

Le 8 octobre 2026, l'Académie des sciences publie un rapport sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le monde de la recherche. Ce qu'il faut en retenir.

Quelques chiffres

  • 1 étudiant ou étudiante sur 5 dit avoir subi une agression sexuelle, ou une tentative, depuis son entrée à l’université. Les femmes sont 3 fois plus touchées.
  • Dans le monde, près d’1 femme scientifique sur 2 dit avoir subi du harcèlement sexuel au travail.

Et beaucoup de victimes n’osent pas en parler.

Pourquoi la recherche est-elle concernée ?

Certaines situations créent un fort déséquilibre de pouvoir. Pendant la thèse, une seule personne a une grande influence sur la carrière d’un ou d’une jeune scientifique. Les contrats courts, souvent à l’étranger, isolent. Les déplacements et les recrutements sont aussi des moments à risque. Dans ces conditions, il est plus difficile de dire non ou de signaler.

Depuis 2021, chaque université publique doit permettre de signaler les violences. Mais les démarches restent longues, compliquées, et beaucoup de victimes ont peur pour leur carrière.

Des conséquences pour tout le monde

Les victimes peuvent voir leur santé et leur carrière abîmées. Les équipes perdent des talents, l’ambiance se dégrade, et des jeunes femmes hésitent à choisir les métiers scientifiques.

Cinq engagements

Pour l’Académie, être un ou une excellente scientifique ne suffit pas : il faut aussi respecter les autres. Elle s’engage à :

  • Montrer l’exemple, jusqu’à pouvoir exclure un membre si des violences sont prouvées.
  • Continuer à travailler sur le sujet.
  • Nommer trois personnes référentes pour écouter et orienter.
  • Mieux mesurer les violences.
  • Partager les bonnes pratiques.

👉🏻 Découvrez le rapport

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